Quimper est une commune française de Bretagne, chef-lieu du département du Finistère, mais seulement deuxième ville du département par la population, après Brest. Elle est la capitale traditionnelle du terroir (anciennement diocèse) appelé la Cornouaille. Autrefois très réduit en superficie, son territoire communal a été très agrandi à compter du 1er janvier 1960 par l’annexion des trois anciennes communes limitrophes de Kerfeunteun, Ergué-Armel et Penhars.
Ses habitants sont appelés les Quimpérois.
Spécialités bretonnes
Quimper possède quelques spécialités culinaires, dont les crêpes traditionnelles bretonnes et les célèbres crêpes dentelles (crêpe dorée et craquante). Cette invention est due à une erreur: la crêpe ayant été trop cuite, madame Cornic décida de la rouler pour former la fameuse crêpe dentelle (inventée en 1888).
Costume glazik
Quimper et sa région possédaient un costume traditionnel porté jusque dans les années 1950.
Pour les hommes, il est généralement bleu avec du velours. Il se compose d’une chemise à manches longues; la chemise est revêtue d’une veste aussi à manches longues brodée de couleurs vives. Pour le bas, c’est un pantalon ou des bragou-braz selon l’époque. Les chaussures étaient soit des sabots soit des chaussures noires.
Pour les femmes, c’est un haut en laine et en velours souvent brodé selon le costume et l’époque. Le bas du costume est une jupe en velours ou tissus brodé de perles. La jupe est recouverte par un tablier de différentes couleurs, motifs, matières, broderies et de perles. Les femmes portent une coiffe blanche en dentelle . Celle, petite, de la région de Quimper est nommée borleden, mais les jours de marché on pouvait aussi voir des femmes en coiffe bigoudène, en breton bigouden, ou des fouesnantaises et bien d’autres. Les femmes portaient, elles aussi, des sabots de bois ou des chaussures à talons vernis noirs.
Pour les enfants: les garçons portaient le même costume que les hommes. les filles portaient des petites jupes en laine ou de velours parfois brodé. Leur costume était composé également d’un haut assortit à la jupe . Les fillettes ne portaient pas de coiffe mais de petits bonnets en velours; satin ou autre tissus brodé et perlé qui formaient généralement des motifs (fleurs…).
Culture et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
Quimper est classée ville d’art et d’histoire.
- Cathédrale Saint-Corentin (style gothique – XIIIe-XIXe – flèches néo-gothiques de 77 m)
- Église prieurale de Locmaria, Quimper (style roman – XIe-XIIe)
- Église Saint-Mathieu (XIXe – style néo-gothique)
- Église de Kerfeunteun (style gothique tardif – XVIe)
- Chapelle de Ty Mamm Doue (Maison de la Mère de Dieu) à Kerfeunteun (XVIe-XVIIe)
- Ancienne chapelle du Collège jésuite (XVIIIe)
- Le Vieux Quimper (remparts, maisons anciennes, dont la Maison des cariatides, rue du Guéodet)
- Le Musée des Beaux-Arts (près de la cathédrale)
- Musée départemental breton (archéologie, ethnologie, mobilier et costumes anciens, estampes, faïences) dans l’ancien palais épiscopal
- Musée de la Faïence Site officiel
- Promenades du Mont Frugy : chemins dans une falaise boisée surplombant la ville
- Faïenceries HB-Henriot Site officiel
- Gorges du Stangala où coule le fleuve Odet (à 7 km N.E.)
- Gorges boisées de l’estuaire de l’Odet (visite en vedettes touristiques)
- Statues :
- la plus connue, œuvre en bronze d’Eugène-Louis Lequesne datée de 1867, représente le docteur René Laënnec sur la place portant son nom, devant la mairie; Voir : Hôtel de ville de Quimper et la statue de Laënnec Le grand médecin, inventeur de l’auscultation médiate et du stéthoscope, est également figuré en buste sur un monument de pierre dû au ciseau du sculpteur René Quillivic, visible à l’hôpital qui porte aussi son nom, avenue Yves Thépot.
- Place La Tour d’Auvergne, se dressait avant la dernière guerre le monument érigé en 1908, à la mémoire du carhaisien La Tour d’Auvergne, « premier grenadier de la République », né en 1743 , tué au combat d’Oberhausen en Allemagne le 27 juin 1800 et auteur de divers ouvrages sur la langue bretonne. Cette statue de bronze du sculpteur Philippe Joseph Henri Lemaire représentant sur pied d’estal de maçonnerie le héros expirant soutenu par une victoire ailée, occupait le centre de la place, qui sert maintenant de parking payant. Une statue de remplacement de granite, figurant le même personnage au garde à vous, œuvre du sculpteur Robert Michel, a été érigée après guerre, mais son emplacement en bordure de parking, entre deux platanes, ne la met pas en valeur.
- À l’angle nord-ouest de la même place se dresse le monument aux morts de la première guerre mondiale, représentant un fusilier marin en fonte. Il s’agit d’un monument érigé à l’origine sous l’égide du Souvenir français, en 1909 au cimetière Saint Marc. Ce n’est qu’en 1951 qu’il a été transféré sur son site actuel. Le personnage du fusilier marin, antérieur à 1914, ne représente donc pas, contrairement à ce qu’on dit parfois, un des glorieux marins de l’amiral Ronarc’h. Il s’agit en fait de la copie conforme de l’un des nombreux personnages de la base du monument inauguré au Mans en 1885 à la mémoire de la deuxième armée de la Loire défaite à proximité de cette ville par les prussiens après deux journées de résistance en janvier 1871. Le créateur du marin est le sculpteur ardennais Aristide Croisy.
-A proximité du pont Firmin se dresse le monument des filles de la mer, du sculpteur François Bazin, datant de 1935; il représente, au pied d’un menhir de granit, une sénane et une ouessantine sculptées dans la même roche, abimées à l’origine dans la contemplation des flots océaniques, et maintenant dans celle de la circulation automobile locale.
- Dans le petit espace en bordure de la rue René-Madec, le long du Stéir redécouvert, a été inaugurée il y a peu d’années une stèle surmontée d’un buste en bronze du résistant Jean Moulin, qui avait occupé dans les années 1930 les fonctions de sous-préfet de Chateaulin. Force est de constater que ce monument n’a rien qui attire l’attention des passants. Il en est de même pour la stèle au général de Gaulle, qui prononça son dernier grand discours public lors de son voyage à Quimper en 1969.
- La ville a été récompensée par quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris
- La ville de Quimper est la première ville d’art et d’histoire à avoir ouvert un compte Facebook pour communiquer sur les actions de valorisation du patrimoine.
Évènements culturels
- Festival de Cornouaille (troisième semaine de juillet)
Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Quimper de Wikipédia en français (auteurs)
















